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 It's Time ! ~ Aki & Yu' & Zu' & Kaoru ~

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Akira Kuchiki
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MessageSujet: It's Time ! ~ Aki & Yu' & Zu' & Kaoru ~   Dim 15 Mar - 15:08

    Cela faisait quelques minutes qu'Akira faisait des allers et retours dans les couloirs de la clinique de Rainbow Creek, section maternité... C'était une journée bien étrange, ou plutôt une soirée bien étrange par ce que même si ce qui était en train de se passer pouvait sembler être quelque chose de très anodin, cela ne l'était pas du tout pour le grand Japonais, qu'il soit l'héritier des Kuchiki ou non. Il faudrait commencer par le début non ? Le tout début pour comprendre le pourquoi du comment... Pourquoi Akira était dans cette clinique à faire les cent pas en train d'essayer d'appeler Ozu sur ce fichu Iphone que ses anciens collègues lui avaient offert en cadeau de retraite....Pourquoi fallait-il qu'il soit un Kuchiki ? Autant terre à terre avec ses traditions, un cadeau ne devait pas être refusé mais dans son cas... Le voila en train d'essayer de trouver la fonction " téléphoner" sur cette machine venue d'un monde moderne auquel il n'arriverait jamais à s'habituer complètement... Mais que...Non ! Il ne voulait pas écouter de la musique mais...Mais...Mais ! Mis à part le fait qu'il faisait des aller et retour en fulminant intérieurement, on aurait pu le croire dans un état habituel...Il était si peu expressif...Rah mais si seulement il avait gardé son vieux portable qui ne servait qu'à téléphoner.. Bref, il finirait bien par y arriver...Pour ses ...Amis ? Oui, c'était une longue histoire, lui qui s'était dit qu'il vaudrait mieux qu'il ne se fasse plus relation proche par ce cela était bien trop dangereux pour eux...Il avait perdu tellement d'amis, perdu tellement d'êtres chers... Mais aujourd'hui il était à la retraite et isolé sur cette petite île ou peu de monde oserait venir chercher sa tête sur son "territoire"... M'enfin, en tout cas, il n'avait pas respecté sa promesse et on pouvait dire qu'aujourd'hui il s'était fait des amis, peut être même avait-il intégré une petite famille bien étrange qui était sur le point de s'agrandir. Une petite famille bien étrange mais à laquelle il s'y était attaché...Il n'avait vraiment pas tenu sa promesse et ... Avait-il finalement besoin de...Chaleur humaine pour réchauffer son cœur de glace ? En tout cas, il s'était juré une chose, que rien ne leur arriverait...Rien...

    Pour raconter l'histoire depuis le début, Akira avait croisé à un arrêt de bus un petit homme qui paraissait tout aussi étrange que lui, ils ont échangés quelques mots et sans vraiment savoir pourquoi Akira fut invité chez lui et sa fiancé... Voilà comment a commencé cette histoire. Tout se déroula très vite, il fit la connaissance de la fiancée d'Ozu, et de leur future petite fille... Sans qu'Akira ne comprenne pourquoi, il se laissa envahir par la chaleur de ce petit foyer, par la douceur de Mlle Yuna et de la gentillesse caché d'Ozu... C'était un petit couple bien jeune mais...Il était devenu comme leur tueur ou plutôt... Un bon ami qui veillait sur eux, personne ne leur ferait du mal, personne...Le temps s'écoula lentement et en ce mois de Décembre, on peut dire qu'Akira fit officiellement partie de la famille en signant le contrat de mariage en tant que témoins. C'était comme une seconde chance qui s'était offerte à lui, une chance de vivre heureux entouré d'une petite famille...Heureux...Cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait plus été...Depuis la mort de Miyako, d'Alistair...De sa petite Yukiko... Dire qu'elle aurait fêté ses 16 ans...Sa Yukiko... Il avait trouvé des amis, aussi étrange et différent qu'il était...Lui, l'héritier Kuchiki qui n'existait que par ce nom ... Kuchiki, la puissante famille Kuchiki... Avec les Odawara, il se sentait de nouveau renaître, comme lorsqu'il rencontra Alistair et Miyako...Il se sentait vivre de nouveau en tant qu'Akira, simplement Akira... Timide et réservé, et tellement bizarre... Avec eux, il pouvait oublier les services secrets, la mort et la tristesse. Aujourd'hui il était simplement le directeur de la Blue Sky Academy et il serait bientôt le parrain de la petite Kaoru Odawara...Il avait retrouvé Yuna chez elle, par terre dans le salon en train de souffrir à cause de ses contractions. Il était venu l'aider à ranger quelques affaires dans la future chambre de la petite dont son lit qu'Ozu avait oublié de monter à l'étage. Akira l'avait mit dans la voiture et conduite directement à la clinique de Rainbow Creek... Il avait gardé son calme, comme il l'avait toujours fait, en tenant la main de la jeune femme même si au fond de lui il était ...Nerveux, terriblement nerveux, cela lui rappelait amèrement Miyako... C'était la première fois qu'il vivait un accouchement malgré son âge et...Il était paniqué, il n'avait su que dire ni que faire durant le trajet, lui qui n'était pas de nature bavarde et qui ne savait pas trouver les bons mots... Il lui avait juste tenu la main en lui disant doucement que tout irait bien... Il espérait sincèrement avoir rassuré la jeune femme, sinon il ne se pardonnerait pas...Ozu non plus d'ailleurs non ?

    Un cri provenant de la salle d'accouchement le fit sursauter un bref instant, Akira tourna la tête vers la vitre et observa Yuna se faire installer sur la table d'accouchement...Bon, bon bon... Où était le téléphone dans cet engin ? Grr...Non de... Le grand Japonais était tellement perdu dans ses recherches qu'il ne remarqua pas tout de suite le jeune infirmier qu'il venait de bousculer, il lui lança un bref regard avant de bloquer dessus ... Il était jeune, il devait certainement savoir comment...Oh...!

    - Sumi masen, comment fait-on pour appeler là dessus...? - Il lui tendit son Iphone- Je...Je l'ai eu il n'y a pas longtemps...

    C'était une excuse que l'on pouvait qualifier de "bidon" mais il était un Kuchiki et avait quand même un certain honneur à garder... L'infirmier lui tendit son téléphone dans la section répertoire et Akira n'eut plus de mal à trouver ce qu'il voulait...Ah ! Mais il n'y avait plus de touche " verte" là dessus...Non de...Ah ! Oui, Odawara Ozu...Oui...Sélection...Appel...Oui ! Akira colla son appareil contre son oreille et attendit patiemment qu'Ozu décroche, en espérant qu'il réponde et qu'il ne lui en veuille pas pour le temps qu'il a mit pour l'appeler...

    - Moshi moshi ?
    - Ozu ? Ici Akira, vient tout de suite à la clinique... Tu va être papa.... Ozu...Ozu...?

    Il se passa un temps, plus rien, plus un bruit...Akira observa son portable qui affichait toujours la communication...Mais...Hein ? Il soupira, se doutant de la réaction de son jeune ami...Fier et heureux d'avoir pu l'appeler, le grand Kuchiki rangea son portable dans la poche de son blaser et alla chercher deux canettes de jus de fruit au distributeur - celui-ci était juste à côté de la salle d'accouchement. Cela le gênait de regarder Mlle Yuna, enfin Mme Odawara accoucher sans la présence de son mari...Oui, vraiment...

_________________


Dream until your dream come true...

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Ozu Odawara
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MessageSujet: Re: It's Time ! ~ Aki & Yu' & Zu' & Kaoru ~   Lun 16 Mar - 16:54

Ça avait beau être encore tout récent, Ozu n'en revenait pas : * Je suis marié ... * Cette phrase, il se la répétait souvent. Lui qui avait toujours eu peur de s'engager avait été plus ou moins poussé par la force des choses à le faire. Il y avait eu la grossesse de Yuna qu'il n'avait pas attendu et qu'elle lui avait habilement caché pendant 6 mois. Il y avait eu ce nouveau job ; il fallait dire qu'il s'était révélé très utile ! En fait ce bar était le lieu de prédilection de beaucoup de gens du cru, des gens souvent très impliqués dans la politique de l'île et ses animations. Ils l'avaient vite adopté et Ozu s'était intégré parmi les autochtones à toute vitesse. Yuna aussi avait été vite intégrée à partir du moment où Ozu s'était fait embarquer dans cette joyeuse bande. Tous deux ne participaient pas énormément, Yuna avait de toute façon trop de travail et d'occupations pour y participer en plus de sa grossesse, mais ils faisaient leur possible. Ils recevaient régulièrement des gens à la maison ; c'était typiquement anglosaxon, apparemment, cette attitude très volontaire et cette manie de débarquer plus ou moins à l'improviste en faisant comme chez soi. Mais les Odawara n'étaient pas choqués, ils étaient compréhensifs, d'autant que tous respectaient leur intimité et leur besoin de solitude mutuelle. La grossesse avançant, ils s'étaient fait plus rare pour ménager Yuna, dont ils avaient vite remarqué qu'elle se démenait pour servir des invités. Mais leurs femmes étaient venues plus souvent, et seules, pour prendre des nouvelles et rassurer Yuna. Il fallait dire que la grossesse les inquiétait. Ils savaient tous les deux ce qui était arrivé à la mère de Yuna. Et l'accouchement était pour bientôt ...

Entretemps quand même il y avait eu le mariage. Il avait été très discret, et Akira avait été le seul témoin : il n'aurait pu y en avoir d'autre. Le jeune couple avait espéré un mariage très calme, et ils l'eurent. Mais ils avaient quand même été touchés de voir tous ces gens qu'ils connaissaient à la sortie de la mairie. Tous avaient sourit et célébré joyeusement les mariés avant de les laisser en paix une fois les félicitations d'usage passées. Ça leur avait fait chaud au cœur, car même s'ils se sentaient un peu étrangers et solitaires, ils savaient depuis ce jour qu'ils n'étaient pas seuls. Ils avaient bien craint l'attitude de la maire qu'on disait imprévisible, mais elle s'était très bien comporté, comme une grande dame. Yuna et elle avaient un peu gardé le contact ; on ne savait pas pourquoi, Mlle Koza appelait toujours pour parler de tout et de rien, et ça ne durait jamais longtemps ; Yuna avait peut-être encore réchauffé le cœur de quelqu'un, qui sait ?
En tout cas le personnage central au milieu de tout ça restait Akira. C'est à peine si Ozu arrivait à retenir son nom de famille, d'ailleurs : * Kukuchi ... Kakichu ... Kuchaki ... Kichiku ... Kukichi ... * Oh zut ! Ça faisait 3 ou 4 mois qu'il essayait de se le rappeler et à chaque fois, ça entrait par une oreille pour ressortir par une autre. Quel embrouillassement !

Il avait déjà beaucoup à penser, et malgré son traitement, toutes les nouveautés récentes et l'accouchement de Yuna prévu la semaine prochaine le déséquilibraient dangereusement : * Je vais être papa ... * Dès le moment où il l'avait appris, il s'était demandé s'il serait un bon père.

« C'est une fille ... C'est notre petite fille ... Par ... Pardonne moi de ne pas te l'avoir dit plutôt ... Je comprendrai si tu m'en veux et ... »

« Kaoru. [...] C’est … merveilleux. Je t’aime Yuna. Je t’aime. »

« Kaoru ... Je te présente ton papa ... »

En vérité il s'était senti un rien pris au piège. Il avait néanmoins surmonté ses appréhensions et n'avait pas cherché à y penser ces derniers mois. Mais maintenant que l'accouchement était si proche ... Serait-il un bon père ? Il s'était toujours posé cette question et l'avait repoussée, mais aujourd'hui il ne le pouvait plus. C'était beaucoup trop proche, et même si c'était stupide, il avait peur de rejeter sa fille à la naissance comme son père l'avait rejeté. Il avait peur d'être un mauvais exemple. Il était malade quand même ! Il était malade et personne ne pouvait le changer. Alors serait-il un bon père ? A vrai dire, il était peu probable qu'il soit comme son père, et même s'il le craignait, il arrivait peu à peu à chasser cette idée saugrenue de son esprit. Il avait détesté son père et aujourd'hui encore, il devait faire des efforts incommensurables pour ne pas molester les parents brutaux ou les gens ressemblant à son père. Non, il ne serait pas comme son père. Mais qu'est-ce qui l'empêcherait d'être un mauvais père ? Saurait-il l'éduquer convenablement et ne pas lui faire subir d'éventuelles crises ?
Et plus que tout, perdrait-il sa Yuna ?
De toutes les possibilités, c'était celle qu'il craignait le plus. Il savait qu'il ne serait jamais seul à l'avenir, même sans Yuna, mais elle était tellement de choses pour lui qu'il doutait pouvoir survivre à sa disparition ou à sa mort. Il avait tant fait pour elle, il avait tout fait pour se changer et s'améliorer. Il avait suivi ses traitements jusqu'au bout et était même allé la chercher dans un centre pour dépressifs et suicidaires. Il l'avait vu plus bas que terre, et tous deux s'étaient aimés et entraidés pour s'en sortir. Leur histoire était mouvementée, on avait souvent du mal à le croire ; mais ils avaient vécu tant de choses, tant de bouleversements. Ils avaient été si malheureux, séparés tant de fois, presque toujours sur la brèche ; mais ils avaient aussi traversé des jours heureux et doux sur Rainbow Island. Cela faisait quelques mois à peine que leur plus belle histoire avait commencé. Il redoutait que ces quelques mois de bonheur s'achèvent brutalement.

Yuna allant très bien ce matin, Ozu avait pris sur lui pour la laisser un peu et pour sortir avec sa guitare folk. Il n'avait pas réussi à dormir en rentrant tôt ce matin ; il rentrait toujours du travail entre 3 et 4h. Yuna dormait toujours encore, mais lorsqu'elle se réveillait, vers 5h30, 6h, elle était toujours accueillie par Ozu qui lui servait le petit déjeuner et s'endormait ensuite en l'observant manger ; elle était si belle ; elle avait du mal à dormir elle aussi ces dernières semaines. Elle se levait tôt malgré le fait qu'elle ait dû prendre son congé maternité ; il avait presque fallu la forcer tant elle aimait son travail. Enfin ... Ce matin, Ozu n'avait pas réussi à dormir, et Yuna s'était inquiétée. Elle avait essayé de savoir ce qui n'allait pas et s'était démenée, mais Ozu n'arrivait pas à en parler. Pour lui-même, c'était flou et peu clair. Il n'aurait jamais su lui expliquer ses craintes, et encore moins les assumer. Il les savait stupides, mais il n'avait jamais connu que ça ; à part avec Ryu et ses sandales ... Mais ça c'était une autre histoire.
En attendant il marchait seul sur le sable, sa guitare dans le dos. Il réfléchissait. Ou plutôt, il écoutait la brise marine, le flot et sa rencontre avec le sable fin, le bruissement de la timide végétation qui perçait du sable et luttait constamment pour garder la tête hors de la pellicule poudreuse. Il essayait de trouver dans les sons de la nature et son ordre un remontant. Depuis qu'ils avaient quitté Tokyo, Ozu s'était de plus en plus rapproché de la nature. On aurait pu dire qu'il était devenu écolo. Il se sentait bien au milieu de la végétation ; pas autant que dans les bras de Yuna, mais tout de même, il s'y sentait mieux qu'ailleurs. Il aimait s'installer et jouer.
Il avait assez rapidement trouvé un coin tranquille, un amas de rochers où perçait une végétation luxuriante, au bord de l'eau et du sable. * Ça sera l'endroit idéal pour réfléchir. * Il s'installa donc près des fougères tropicales, sur un rocher près duquel une colonie de grosses fourmis œuvrait industrieusement à préparer le prochain cycle hivernal. Il les garda du coin de l'oeil, peu désireux de recevoir leurs morsures acides, et sortit sa guitare de son étui. C'était sa vieille guitare. Il en avait une sèche, plus récente, et une électrique, magnifique, que Yuna lui avait offert à son arrivée. Elle avait été folle ; mais elle comme lui voulaient toujours ce qu'il y a de mieux pour l'autre. Cette vieille guitare folk ne ressemblait plus à rien, mais il préférait l'emporter elle lorsqu'il sortait : au moins, si celle-ci se cassait, il aurait moins de peine qu'avec n'importe quelle autre. Il en prenait soin, mais les six mois passés dans la rue avaient été fatals. Il l'accorda un instant, puis chercha un air ; mais rien ne lui vint.

Plusieurs heures durant, il resta immobile à observer l'horizon. Il était là et ailleurs. Il semblait déconnecté. Il pensait sans vraiment penser. Son esprit était parti en vadrouille et il semblait en communion avec son inconscient, en pleine discussion avec son Moi le plus profond. N'était-ce pas ce qu'il était venu chercher, ici ?
C'était une discussion d'un genre très spécial. A ses craintes répondaient des scènes qui pouvaient sembler aléatoires, mais qui répondaient comme des échos à ses questions et le rassuraient sur son avenir. Souvent, ces scènes étaient tirées du passé ; certaines étaient plus douloureuses que d'autres, les autres étaient plus ou moins heureuses. Il revit la mort de sa mère et ses nombreux conflits personnels, et il se souvint de cette détresse dans laquelle il se trouvait, de cet état dans lequel on l'avait très rarement vu. Il revit l'espace d'un instant le viol de Minna ; pauvre Minna, que devenait-elle maintenant ? Ozu s'en était toujours voulu intérieurement, même si son esprit malade avait longtemps occulté sa conscience. Il y avait tant de choses qui se bousculaient en lui alors qu'il n'avait pas pris vraiment le temps d'y penser à l'époque. A vrai dire, c'était la première fois qu'il se retrouvait à discuter vraiment avec lui-même, seul à seul et de façon totalement ouverte. Il avait atteint la paix intérieure qui lui permettait de surmonter toutes ses difficultés. Il ne savait combien de temps il avait passé ainsi, mais lorsqu'il redevint conscient, les fourmis commençaient à monter sur son pantalon. Il les en chassa énergiquement et rangea sa guitare, qu'il remit sur le dos. Il était temps de rentrer. Il n'avait eu de réponse claire, mais mystérieusement il se sentait plus calme. Mais une seule chose le tracassait : il avait eu des visions de l'avenir, sans doute inventées par son esprit comme des marques d'espoir ou de fatalisme ; car Yuna n'y était pas toujours. S'il savait maintenant qu'il ne serait pas un mauvais père, au pire un père médiocre, il ne savait toujours pas ce qu'il adviendrait de Yuna. Et il avait si peur. Il lui vint l'envie de la retrouver tout de suite ! Maintenant ! Et il se mit à courir. Il courut dans le sable à en perdre haleine. Chacun de ses pas portait du sable à hauteur de sa taille. Il avait mal aux pieds, mais il courait encore et encore. Il se savait fragile et savait qu'il ne pouvait pas courir ainsi, pour sa santé, mais il n'y pensait plus : il voulait voir Yuna.

Il arriva derrière leur villa et parcourut le jardin éreinté, mais toujours au pas de course. Il était au bord de l'inconscience, mais il sentait que quelque chose de terrible était arrivé. A cette heure-ci, Yuna aimait se reposer au profitant du soleil sur la chaise longue ; elle était si petite que ses pieds n'arrivaient jamais au bout ; mais elle n'y était pas. Ça n'était peut-être rien, mais il sentait au fond de lui que quelque chose n'allait pas. Il ne l'entendait pas. Elle chantait toujours, ou bien elle faisait tant de bruit en rangeant ou en renversant des choses qu'on l'entendait toujours bien avant de la voir ; elle était maladroite, sa Yuna.
Il fit irruption dans la maison et, première chose, alla à la cuisine pour prendre un peu de jus de fruits à la mangue. Il ouvrit la bouteille à peine entamée et la descendit d'une traite ; il y avait de quoi se dégoûter, mais c'était ça ou l'évanouissement. Le sucre l'aidant à rester conscient, Ozu commença à errer dans la maison en appelant sa belle Yuna. Il vit un plat brisé au sol, au milieu du séjour : jamais elle ne serait partie en laissant ça ainsi. Oh ! Pourquoi était-il sorti ? Qu'était-il arrivé ? Tout ça c'était la faute de ses fichues craintes ! Il courut de pièce en pièce en appelant désespérément :

« Yuna ! Yuna ! Mon amour ! Yuna ! Ooooh Yuna, où es-tu ... ?! »
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Ozu Odawara
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MessageSujet: Re: It's Time ! ~ Aki & Yu' & Zu' & Kaoru ~   Lun 16 Mar - 16:54

Soudain, une vibration l'alerta. Il se fixa, et ne bougea plus ; il se tut. Il sentait quelque chose vibrer contre sa jambe ... Son portable ! Quel idiot il faisait parfois ! Le Japonais s'empara de son téléphone et le décrocha. Il chercha à rester calme, et répondit avec douceur et amabilité ; mais au fond de lui il bouillait. Peut-être allait-il avoir des nouvelles de Yuna ? Il n'avait pas fait attention au numéro appelant. C'était Akira.

« Moshi moshi ? »

« Ozu ? Ici Akira, vient tout de suite à la clinique ... Tu va être papa ... »

« ... »

Ce fut comme une explosion d'adrénaline en lui, mais il connaissait trop bien ça : il perdait son sang froid. Un filet de sueur froide coula dans son dos, et ses pupilles se dilatèrent légèrement. Ses yeux s'arrondirent et ses veines apparentes ressortirent un peu plus. En un éclair, il avait jeté son téléphone sans s'en soucier et avait quitté la maison. Il n'était déjà plus là lorsqu'Akira l'appela avec inquiétude avant de raccrocher.

« Ozu ... Ozu ... ? »

Ozu était déjà sur la route. Il n'avait pas pris la voiture, mais avait attrapé le vélo de Yuna posé près du portail. Il pédalait aussi vite que possible, se donnant beaucoup de peine pour rester éveillé. Il arriva rapidement en ville, et prit la route de la clinique. Les rues étaient bondées. Il ne devait pas être loin d'une heure de l'après-midi, et les gens rentraient chez eux, allaient manger ou retournaient au travail. Voitures et piétons se croisaient, il était dangereux de slalomer entre eux ... Mais Ozu était loin, très loin de se soucier du facteur de dangerosité dans l'état où il se retrouvait. Il n'avait qu'une chose en tête : aller à la clinique et trouver Yuna. Et pour cela, il pourrait tuer ! Tuer !

« Dégagez ! Hors de mon chemin ! »

Le terrible gnome fendit la foule et manqua de bousculer plusieurs personnes. A chaue voiture le bloquant, il s'énervait et allait frôler un groupe qui s'amusait par ici. Juché sur sa selle, il pédalait à en perdre haleine, une expression démente sur le visage, autant à cause du stress que de la fatigue qui le prenait. Il faillit provoquer des accidents et être renversé plusieurs fois. S'il s'en sortait, il était à parier que tous les amis de la famille seraient bientôt là à le féliciter pour l'accouchement de Yuna. * Encore faudrait-il qu'elle survive ! * Il était impossible pour Ozu de réfléchir correctement ; pas là ; pas maintenant ; après peut-être. Il arriva à la clinique complètement essoufflé et laissa le vélo à côté du parc destiné à leur rangement, sans s'en soucier. Il avait d'autres soucis plus importants. Il devait retrouver Yuna !
Il entra et traina des pas hâtifs vers l'accueil. Complètement essoufflé, il se retrouva face à une secrétaire aux cheveux blancs qui sembla légèrement surprise par cette irruption peu orthodoxe.

« Vous désirez ... ? »

« Un ... Accouchement ... Yuna ... Odawara ... Bébé ... Bien ... ? »

La secrétaire fit les yeux ronds mais comprit l'essentiel : accouchement, Yuna Odawara. Elle regarda rapidement son écran d'ordinateur, pianota un peu, puis lui indiqua la direction à prendre :

« Maternité, salle d'accouchement B. »

« Est-ce qu'elle va bien ?! »

Ozu était complètement paniqué, et un instant la secrétaire craignit qu'il puisse en venir aux mains dans pareil état. Il avait vraiment l'air inquiet, et d'après ce qu'elle lisait ... Elle le regarda d'un air le plus neutre possible, mais ses yeux trahirent sa gêne, son refus de prendre le risque de le voir exploser de chagrin ou de colère. Ozu comprit tout de suite, et il se précipita vers la maternité.
Il y arriva en moins d'une minute, haletant. Il repéra Akira, devant une porte. Ce devait être là. Le grand Japonais venait à sa rencontre, mais Ozu s'en fichait : il valait mieux le laisser tranquille pour l'instant ...

« Yuna ! Yuna ! »

Il allait foncer dans la porte de la salle lorsqu'elle s'ouvrit pour dévoiler un médecin : un des collègues de Yuna dont elle lui avait parlé déjà. Il le retint malgré le coup d'épaule qu'il prit en plein plexus, et le prit par les épaules. Mais il semblait impossible de la calmer.

« Yuna ! Je suis là ! Yuna ! »

« Ozu ! Ça suffit ! Ozu ! Monsieur Odawara ! Calmez-vous ! »

Mais Ozu ne pouvait plus se calmer ; pas tout de suite ; pas maintenant ; après peut-être. Il arrêta néanmoins de se débattre. Il était paniqué. Il transpirait, les sueurs froides n'arrêtaient pas, signe qu'il était encore en crise. Il regardait l'encadrement de la porte, et pas le médecin. Celui-ci tenta néanmoins de le raisonner.

« Ozu, Yuna va mal. Elle a de grosses difficultés. Sa vie et celle du bébé sont en danger. »

« Non ! Non ! »

Ozu n'en pouvait plus. Des larmes coulaient sur ses joues. Il avait les dents serrées. Il croyait vivre un cauchemar. Il ne voyait pas Akira à l'écart, mais celui-ci, probablement bouleversé, devait chercher un moyen de le calmer, ou de servir d'une sorte quelconque. D'une façon ou d'une autre, lorsqu'il serait calmé, Ozu aurait soif.

« Nous faisons tout notre possible. Mais pour leur bien et le vôtre, vous ne pouvez pas entrer. Nous avons tiré les rideaux. Faites-nous confiance. »

« Non ! »

Ozu ne pouvait plus entendre raison. Il se débattit et faillit bien frapper le médecin d'un crochet perdu. Celui-ci esquiva, puis le tira pour l'empêcher d'entrer. Derrière la porte, des gens fermèrent pour l'aider, et lorsqu'Ozu finit par toucher la porte, il lui était impossible d'entrer. C'était verrouillé. Sa Yuna était mal en point, elle était en danger, juste derrière, et il ne pouvait pas aller l'aider et la soutenir.

« Non ! Non ! Non ! Ouvrez ! Yuna ! Yuna ! »

Le Japonais aux cheveux blancs se remit à courir le long du couloir. Il entra dans la salle d'où une vitre permettait d'observer le déroulement de l'accouchement. Mais le rideau avait été tiré. Il en ressortit à toute vitesse, toujours aussi haletant, désespéré, perdu, sans le moindre repère : son seul repère, il était sur le point de le perdre sans pouvoir savoir quoi faire, sans pouvoir l'aider, et sans pouvoir le voir.
Il courut ainsi dans les couloirs pendant plus de deux minutes. Sans doute par une initiative d'Akira, le médecin avait renoncé à le poursuivre pour tenter de le raisonner : c'était peine perdue. Ozu ne pensait qu'à une chose, et rien ne pourrait l'empêcher d'y penser désormais : * Je ne veux pas finir seul ! Je veux être père ! Je veux être un bon père ! Et un bon mari si je le peux ... Je ne veux pas qu'elle meure. Je ne veux pas qu'elles meurent toutes les deux ! * En disant que Yuna et leur bébé étaient toutes deux en danger, il avait provoqué une furie inimaginable. Sans ses traitements, Ozu serait surement devenu fou tant son esprit avait accéléré et s'était concentré là-dessus au point de décrocher de toute autre considération. Il était comme une bête sentant un prédateur silencieux et invisible auquel il savait avoir très peu de chances d'échapper. Il savait que la mère de Yuna était morte, et que Yuna avait la même maladie qu'elle. * Je ne veux pas finir seul ! Je veux être père ! Je veux être un bon père ! Et un bon mari si je le peux ... Je ne veux pas qu'elle meure. Je ne veux pas qu'elles meurent toutes les deux ! *

Il continua ainsi un moment, et sa colère et sa furie se dissipèrent soudainement. Il s'arrêta de courir et fixa la porte de la salle. Il recula. Il n'avait pas beaucoup crié, il avait surtout couru en cherchant un moyen de voir Yuna, de savoir comment elle allait ; en vain. Il trébucha sur une chaise d'une des rangées placées le long du couloir. Il tomba dessus et ne se releva plus. Son regard se fixa un instant sur cette porte. Il était luisant de sueur, terrorisé. Il tremblait et ses veines semblaient pulser sous sa peau. Il respirait très fort et serrait les dents. Ses yeux étaient ouverts et statiques, ses pupilles dilatées. Ses poings se crispèrent un instant, puis allèrent attraper ses cheveux derrière les oreilles. Sa tête tomba, et ses coudes vinrent prendre appui sur ses genoux. Il commença à pleurer, plus normalement. Son rythme cardiaque ralentissait, ses veines devenaient moins apparentes. Il pleura ; sa crise était terminée. Près de là, fixe et impassible, Akira attendait. Cela mériterait des explications ; mais pas tout de suite ; pas maintenant ; plus tard peut-être. En attendant, Ozu avait accepté de rester là, impuissant, et d'attendre. Sa vie était en suspens. Son horloge s'était arrêtée. Il ne voyait plus rien, que le noir maintenant que ses pupilles s'étaient rétractées. Il était secoué de spasmes, ceux de son chagrin. Il savait que ce jour arriverait ; mais pas aussi vite ; pas aussi brutalement. Il avait espéré que Yuna puisse échapper à sa maladie ; mais il ne pouvait pas contrôler son avenir. Il était impuissant, un simple petit homme, nul, perdu au milieu de ce monde aux règles cruelles. Et déjà il sentait le poids de la perte le tarauder. La vie de Yuna et de Kaoru étaient sur la balance aujourd'hui. Si elles venaient à disparaître, il basculerait, il le savait. Mais il ne pouvait rien faire ...

Il ne pouvait rien faire du tout.

_________________


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